L'ESSEC publie la 2ème édition de sa Digital Disruption Matrix

7.9.2026

Cergy, sept. 7, 2026 - La Chaire Digital Disruption de l'ESSEC Business School publie l'édition 2026 de sa Digital Disruption Matrix. Ce baromètre annuel analyse l'impact des technologies émergentes de l'IA générative au quantique à travers dix secteurs clés de l'économie. 

Pour dresser cette cartographie, l’étude met en regard l’attente des professionnels de chaque secteur, mesurée via une enquête menée auprès de 1 000 experts dans 41 pays. Elle s’appuie pour cela sur la recherche scientifique, à travers les brevets et publications parus de 2020 à 2025, ainsi que sur la réalité du marché, reflétée par les financements et les créations d'entreprises. 

L'objectif n'est pas de prédire quelle technologie “vaincra”, mais d'aider les dirigeants à distinguer la conviction, le progrès scientifique et la commercialisation, en mesurant les écarts entre ces signaux industrie par industrie. 

« Les signaux les plus utiles apparaissent souvent dans les contradictions : une recherche qui accélère sans conviction du marché, ou une attente universelle face à une offre géographiquement concentrée. La Matrix rend ces écarts visibles », explique Jan Ondrus, professeur en Systèmes d'Information à l’ESSEC,  titulaire de la Chaire.

 

  • L'IA fait l'unanimité, mais pas son impact sectoriel : Entre 98 % et 100 % des professionnels interrogés, selon le secteur, pensent que l'IA générative et agentique aura un impact sur leur activité. Mais la part de ceux qui estiment que cet impact se produit maintenant varie de 83 % dans l’industrie des médias à 45 % dans celle des matériaux. Dans le même temps, les États-Unis concentrent 77,8 % des licornes du domaine et 94 % de leur financement. « L'IA n'est plus une question de conviction. L'avantage vient désormais de la capacité à la placer là où elle crée réellement de la valeur. La Matrix permet de comparer cette question, secteur par secteur, sans confondre opinion, science et capital », note Jérémy Beaufils, directeur exécutif de la Chaire Digital Disruption de l'ESSEC.
  • La Chine transforme sa recherche en entreprises de robotique : La Chine représente 38,3 % des licornes mondiales de robotique, contre 48,9 % pour les États-Unis. Elle publie également près de deux fois plus de travaux de recherche en robotique que les États-Unis et mène la recherche en IA descriptive, la couche d'intelligence nécessaire pour interpréter le monde physique.

  • L'Europe conserve une position singulière dans le quantique : L'Europe, englobant l’Union européenne, le Royaume-Uni et la Suisse, représente environ 30 % des publications quantiques parmi les quinze principaux pays de recherche, devant les États-Unis et la Chine. Elle détient aussi 28,6 % des licornes quantiques et de leur financement. Pourtant, neuf professionnels sur dix repoussent l'impact du quantique à plusieurs années, ou estiment qu'il n'arrivera jamais.

  • La blockchain est absorbée par la finance : Les créations d'entreprises blockchain ont reculé de 38,5 % en deux ans. Parmi celles créées en 2025, 72 % portent une étiquette liée aux services financiers. Dans les brevets, de grandes banques américaines figurent désormais parmi les principaux déposants. La technologie conçue pour contourner les banques devient une infrastructure de règlement centrale pour les institutions financières.

  • Les professionnels français se montrent particulièrement sceptiques : En France, 22,1 % des répondants estiment que le quantique n'aura jamais d'impact sur leur secteur, contre 14,1 % dans le reste du monde. Sur la robotique, les proportions sont de 18,4 % et 11,2 %. Sur l'IA générative, en revanche, les professionnels français sont aussi convaincus que les autres.

La Digital Disruption Matrix 2026 s'appuie sur une enquête commandée et analysée par la Chaire auprès de 1 000 professionnels dans 41 pays, sur les données relatives aux licornes, aux entreprises émergentes, aux financements et aux créations d'entreprises, ainsi que sur les publications scientifiques et brevets publiés de 2020 à 2025. Le rapport, les cinquante intersections et les données détaillées sont accessibles de façon interactive sur digitaldisruptionmatrix.com.

Marie Caroline Saro, Responsable communication externe - 06 99 09 82 25 – saro@essec.edu

Morgane Richard, Chargée Relations presse France - 01 34 43 39 12 – richardmo@essec.edu

Fondée en 1907, l'ESSEC est une institution académique d’excellence qui s’est distinguée par son approche humaniste. Face aux défis économiques, environnementaux, sociaux et géopolitiques actuels et à venir, l'ESSEC s'est engagée à transformer activement son enseignement, sa recherche et ses campus pour former des leaders inclusifs, influents et multiculturels. 

Avec 8 534 étudiants en formation initiale et 5 000 participants en formation continue, répartis sur ses quatre campus (Cergy, La Défense, Rabat et Singapour), l'ESSEC propose des programmes reconnus parmi les meilleurs au monde. Son corps professoral d'exception, composé de 197 professeurs, dont 26 professeurs émérites, ses 240 partenariats avec des universités internationales prestigieuses et son réseau de 79 000 diplômés, témoignent de son engagement à perpétuer une tradition d'excellence et d'innovation académique.

 

La Chaire Digital Disruption de l’ESSEC accompagne les leaders d’aujourd’hui et prépare ceux de demain. Elle aide les organisations à comprendre les enjeux des technologies émergentes et à y répondre de manière stratégique. Son action s’appuie sur des travaux de recherche académique et appliquée, une contribution au débat d’idées et une collaboration étroite, tant avec celles et ceux qui développent ces technologies qu’avec les dirigeants qui les déploient.

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