L’intelligence artificielle transforme en profondeur les métiers, les compétences et la manière d’apprendre. À l’ESSEC, cette révolution technologique est pensée comme une opportunité stratégique à la fois académique, institutionnelle et sociétale.
4.7.2025
L’intelligence artificielle transforme en profondeur les métiers, les compétences et la manière d’apprendre. À l’ESSEC, cette révolution technologique est pensée comme une opportunité stratégique à la fois académique, institutionnelle et sociétale.
Bien avant l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle générative, l’ESSEC avait déjà identifié l’IA comme un levier stratégique structurant notamment avec la création, en 2015, du Master in Data Sciences & Business Analytics (DSBA) conjointement avec Centrale Supélec. En 2020, l’école lance l'Institut Metalab pour l'intelligence artificielle, la donnée et la société pour analyser l’impact de ces technologies dans toutes leurs dimensions : technique, éthique, managériale et sociétale. Un choix d’anticipation face à la transformation rapide des organisations, des compétences attendues et des modèles éducatifs.
Aujourd’hui, l’intelligence artificielle touche l’ensemble des disciplines enseignées à l’ESSEC : marketing, droit, finance, stratégie, management des ressources humaines… et constitue également une discipline en elle-même. L’école ne se contente pas de transmettre les outils : elle entend former des professionnels capables de prendre du recul, de questionner les usages, d’identifier les biais, et de faire de l’IA un levier au service d’un progrès responsable.
Au cœur de cette stratégie, le Metalab joue un rôle de catalyseur. Il fédère les initiatives internes, stimule les synergies entre les départements, les chaires, les partenaires académiques et les entreprises. Son objectif : assurer une coordination fluide entre recherche, formation et innovation. Il met à disposition des enseignants-chercheurs une plateforme technique dédiée à l’IA, facilite l’accès à des données, à des utilisateurs réels et encourage les projets transversaux.
L'Institut Metalab pour l'intelligence artificielle, la donnée et la société est également en lien étroit avec le département Information, Decision and Operations (IDO), unique dans le paysage des écoles de management françaises. Ce département, à l’interface entre science des données, management et recherche opérationnelle, participe activement à l’intégration des enjeux liés à l’IA dans les cursus.
À l’ESSEC, le numérique s’inscrit aussi dans une feuille de route claire, structurée autour de la stratégie Transcend avec un objectif : améliorer l’expérience des étudiants et des participants grâce à une intelligence artificielle maîtrisée et éthique. Portée par Ahmed Jerbi, directeur de la Data et de l’IA, cette vision ne vise pas à tout automatiser, mais à mettre les données et les algorithmes au service de l’accompagnement pédagogique, tout en préservant le rôle central de l’humain.
“De la prévention du décrochage scolaire à l’aide à la gestion des leads, en passant par une pédagogie personnalisée, l’IA à l’ESSEC suit une ligne directrice : offrir une expérience toujours plus satisfaisante. C’est pourquoi les décisions clés qu’elles soient pédagogiques, RH ou d’admission restent et resteront toujours humaines”, précise Ahmed Jerbi.
L’ESSEC veille à intégrer l’IA dans ses programmes de manière réfléchie. Il ne s’agit pas de céder aux effets de mode, mais d’analyser ce qui relève de transformations durables. À l’ère de la synthèse automatisée, développer la pensée critique des étudiants devient un enjeu central. L’école interroge en permanence les compétences fondamentales à transmettre : qu’est-ce qui va changer ? Qu’est-ce qui va rester ? De quoi auront besoin les décideurs de demain ?
Cette vigilance se traduit par une refonte progressive des contenus, par des projets pédagogiques orientés vers l’expérimentation : hackathons, résolutions de cas, collaborations avec des start-ups et par une montée en compétence collective des équipes internes (services Data, Innovation-Expérimentation et Transformation Digitale ; directions de programmes ; services IT…).
L’ESSEC porte une vision de l’IA profondément humaniste : utile aux entreprises, mais aussi à la société. Cela suppose une IA plus inclusive, plus éthique, et plus sobre. La question de la frugalité numérique est au cœur des réflexions menées avec les enseignants et partenaires avec l’ambition de concevoir des usages moins énergivores, en cohérence avec les enjeux environnementaux.
En parallèle, l’école s’appuie sur un réseau solide de partenaires pour expérimenter l’IA dans des contextes concrets : collaborations avec des entreprises partenaires comme Onepoint ou Accenture, avec des lycées, start-ups ou institutions européennes. L’objectif est clair : faire de l’ESSEC un acteur de référence dans le domaine de l’intelligence artificielle, à la fois rigoureux sur le plan scientifique et visionnaire dans ses engagements.
“L’ESSEC vit, comme toutes les écoles de management, un moment charnière. L’économie de la connaissance évolue profondément, et les modèles éducatifs doivent s’adapter. Pour accompagner cette transformation, notre ambition est de renforcer notre positionnement autour d’une IA responsable, utile et innovante en lien étroit avec les attentes du monde économique et les grands enjeux sociétaux”, conclut Abdelmounaim Derraz, directeur de l'Institut Metalab pour l'intelligence artificielle, la donnée et la société.
L’intelligence artificielle à l’ESSEC ne se résume pas à une technologie : elle est un prisme pour penser l’avenir de l’éducation, de l’entreprise et de la société.