Master in Management, karaté et ambitions internationales : le choix de l’ESSEC par Anna-Johanna Nilsson

12.1.2026

Karateka professionnelle, classée dans le Top 10 mondial, Anna-Johanna Nilsson a choisi l’ESSEC Business School pour son semestre d’échange. Entre vols pour la Suisse, cours intenses du programme Grande Ecole et préparation aux Mondiaux, l'étudiante nous raconte comment l’école lui permet de concilier sport et études.

 

 

Quand Anna-Johanna pense à son échange académique, deux envies s’imposent immédiatement : partir à l’étranger. Et Paris. L’ESSEC arrive très vite comme une évidence. La réputation internationale. Les cours. Le soutien aux athlètes. Mais il y a surtout ce conseil, celui de son petit ami, ancien étudiant de l’ESSEC : « Tu verras, ils comprendront ce que signifie être une athlète pro. » Il avait raison. Pour Anna-Johanna Nilsson, ce semestre n’est pas seulement académique : c’est une manière de se prouver qu’elle peut viser loin, autant dans ses études que sur le tatami. Une décision de cœur, mais aussi un choix stratégique pour son avenir.

Son emploi du temps ressemble à un puzzle en mouvement. Rien n’est figé. Tout s’ajuste. Les compétitions. Les blessures. Les billets d’avion de dernière minute pour rejoindre la Suisse, où elle s’entraîne régulièrement.

À l’ESSEC, Anna-Johanna Nilsson trouve pourtant une forme de respiration.

Dans le cadre de son échange académique au sein du programme MiM, elle bénéficie d’un format de cours concentré, avec cinq cours répartis sur deux jours, complétés par un cours en ligne. Une organisation qui offre une certaine souplesse, accessible à l’ensemble des étudiants en échange, à condition d’anticiper et de composer son emploi du temps en fonction des disponibilités pédagogiques.

En amont de son arrivée sur le campus, Anna-Johanna a ainsi construit seule son planning, consciente de ses contraintes sportives. Elle a choisi de regrouper ses cours les lundis et mardis afin de pouvoir poursuivre ses entraînements matin et soir en Suisse le reste de la semaine. Une organisation personnelle, que tout étudiant aurait pu mettre en place.

Son statut de sportive de haut niveau lui permet également de s’appuyer sur l’accompagnement du Sports & Specific Talents Center de l’ESSEC, y compris dans le cadre d’un échange international, pour faciliter la conciliation entre études et sport de haut niveau.

Depuis septembre, elle a effectué près de sept allers-retours entre Paris et la Suisse.

« Je pars le mercredi matin. Je reviens le vendredi ou le dimanche. Ça dépend. »

Elle sourit. Fatiguée parfois. Déterminée toujours.

 

Ce que l’ESSEC lui apporte va au-delà de l’emploi du temps. L’exigence du MiM résonne avec la discipline qu’elle connaît déjà. Comprendre, progresser, performer : cela lui parle.  Anna-Johanna aime l’idée d’apprendre autrement, dans un environnement international où chaque cours ouvre une nouvelle perspective.

À l’ESSEC, Anna-Johanna Nilsson découvre une mosaïque de cultures et de personnalités. C’est un environnement ouvert, riche, stimulant. Mais très différent du circuit international du karaté, où l’on retrouve les mêmes visages année après année. Là-bas, on se connaît. On se reconnaît. Ici, tout est à construire.

C’est aussi cela, l’échange : apprendre à se réinventer.

 

« On abandonne souvent parce que ça semble trop dur maintenant. Mais quand on a un plan, une vision, on continue. » Les mots sonnent juste. Le karaté lui a appris la ténacité. L’ESSEC lui donne un cadre pour la canaliser autrement.

Deux disciplines différentes. Une même rigueur.

 

En Suède, étudier est naturel. Une évidence culturelle. Mais pour Anna-Johanna Nilsson, c’est devenu un choix. Une manière de se rappeler qu’elle ne se résume pas à une athlète. Qu’elle peut vivre d’autres ambitions. Peut-être en France. Peut-être ailleurs. Le Master in Management  est un passeport. Une porte ouverte.

Membre de l’équipe nationale de karaté, Anna-Johanna Nilsson porte les couleurs de la Suède sur les plus grands tatamis du monde : Karate Premier League, Championnats d’Europe, Championnats du monde. Elle est, à ce jour, la seule athlète suédoise à avoir atteint une finale de Premier League et à s’être qualifiée pour les World Games 2022 et les Jeux Européens 2023. Elle connaît sa valeur. Et elle sait aussi ce qui lui échappe.

« On ne maîtrise que l’effort. Jamais le résultat. » Pour les Mondiaux, elle avance sans s’emballer. Point après point. Avec confiance. Avec lucidité.

 

 

Son futur se dessine à deux vitesses : un an à la fois pour le sport. Un rêve sur le long terme : devenir championne du monde. Mais elle reste souple. Les blessures. Les opportunités. Les chemins inattendus. Anna-Johanna Nilsson a 27 ans. En moyenne, les sportifs de haut niveau prenant leur retraite à l’âge de 35 ans. Il lui reste quelques années de combat. Et une autre vie qui se prépare derrière.

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