À l’ESSEC, l’IA au service de l’expérience pédagogique

2.7.2025

Depuis sa création, l’ESSEC cultive l’innovation pédagogique et n’a jamais cessé d’intégrer les technologies émergentes pour enrichir l’expérience d’apprentissage. Dans un monde où la data et l’intelligence artificielle transforment les métiers du management et plus largement notre société, l’ESSEC a choisi d’en faire des leviers stratégiques au service de sa mission éducative. Avec pour enjeu de mettre la puissance des données et des algorithmes au service de l’apprentissage, sans jamais évincer le rôle central des professeurs.

 

 

Dès aujourd’hui, l’IA est en mesure de contribuer à prévenir les risques de décrochage dans plusieurs programmes qui l’ont expérimentée dont le Global BBA et la Grande Ecole. En analysant les données issues de la plateforme d’apprentissage en ligne, (rythme de remise des devoirs, fréquence de connexion, participation en ligne…). Un algorithme détecte les signaux faibles d’un désengagement.

“En agrégeant toutes les données d’interaction des étudiants, nous obtenons une vision beaucoup plus fine de leur implication. L’IA permet ainsi d’identifier des risques de décrochage en amont, parfois avant même que l’étudiant en ait conscience. Ce n’est pas une logique de surveillance, mais d’anticipation : elle donne aux enseignants des leviers concrets pour intervenir plus tôt et de manière ciblée, sans jamais remplacer leur rôle central dans l’accompagnement.” précise Ahmed Jerbi, directeur de la Data et de l’IA à l’ESSEC Business School.

 

 

Mais personnaliser l’apprentissage ne suffit pas. Encore faut-il donner aux étudiants les clés pour s’orienter dans un environnement informationnel bouleversé par les IA génératives. À travers un offre de services et d’accompagnement, le Knowledge-lab (K-lab) joue un rôle central dans le développement des compétences informationnelles et numériques, indispensables pour faire un usage critique et éclairé des outils comme ChatGPT ou Midjourney.

Grâce à des ateliers dédiés, les étudiants apprennent à formuler des prompts efficaces, à évaluer la fiabilité des réponses générées, à comprendre les biais algorithmiques, les enjeux éthiques et environnementaux… autant de compétences devenues essentielles dans un monde où la frontière entre assistance technologique et plagiat devient floue.

“L’enjeu n’est pas seulement d’apprendre à utiliser ces outils, mais de comprendre quand, pourquoi et comment les utiliser de manière responsable.” explique Jérémy Savey, coordinateur des formations au K-lab. 

Le K-lab accompagne également les enseignants en mettant à leur disposition des outils de détection de l’usage de l’intelligence artificielle dans les travaux étudiants, ainsi que des guides de bonnes pratiques pour intégrer ces technologies de manière pertinente dans leurs enseignements.

 

 

“Le K-lab a pleinement intégré l’intelligence artificielle dans ses missions pour accompagner la transformation des pratiques d’enseignement et d’apprentissage. Former à l’usage responsable de ces technologies, tout en expérimentant des approches comme l’adaptive learning, c’est inscrire l’innovation au cœur de l’expérience pédagogique ESSEC”, souligne Sophie Magnanou.

Sophie MAGNANOU

À l’ESSEC, l’intelligence artificielle s’inscrit dans une logique d’amélioration continue de l’expérience d’apprentissage, en s’appuyant sur l’expertise humaine des professeurs et l’accompagnement personnalisé des étudiants. Loin d’un modèle unique, la pédagogie de demain sera adaptative, critique et profondément humaine.

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